samedi 2 mai 2015

La mécanique du cœur, de Mathias Malzieu

Le jour le plus froid du monde, naît le petit Jack, dans une maison perchée sur une colline. Là, vit Madame Madeleine, que d’aucuns nomment la sorcière. Elle aide des femmes à accoucher, qui abandonneront leur enfant tout de suite après la naissance.


Lorsque Jack vient au monde,  elle remarque immédiatement que son cœur est défaillant. Elle réunit ses outils, place l’enfant sur l’établi, et réussit à le maintenir en vie grâce à une horloge, qu’elle connecte à ses veines et à ses artères pour seconder son vrai cœur.


Muni de son horloge dont les aiguilles ressortent de sa chemise, le petit Jack grandit. Madame Madeleine poursuit son métier d’accoucheuse et de « réparatrice d’enfants », et, régulièrement, des couples en mal d’enfant passent chez elle, et y adoptent un enfant. Mais à chaque fois, c’est la même chose lorsqu’ils voient Jack : voyant ses aiguilles, entendant le tic-tac de son horloge, ils prennent peur, et, avec une moue dégoûtée, se retournent vers d’autres enfants. Jack voit ainsi défiler les autres enfants, qui partent pour vivre heureux dans un nouveau foyer, mais lui reste toujours là.


Le jour de ses 10 ans, il demande à sortir de la petite maison. Il se rend alors en ville, et c’est là qu’il découvre une petite fille de son âge, qui chante merveilleusement bien, et dont il tombe immédiatement éperdument amoureux. C’est ainsi que, malgré les réticences de Madame Madeleine, qui ne cesse de lui répéter combien son cœur est fragile et, en aucun cas prévu pour résister à des émotions fortes comme l’amour, sa quête commence.


Son chemin sera semé d’embûches et de rencontres plus ou moins amicales, l’on s’en doute, et, bon an, mal an, il mènera son petit bout de chemin.

Entre le conte et le poème, on retrouve, çà et là, de vrais enseignements de développement personnel, cachés sous une histoire qui a juste l’air un peu loufoque comme ça. Rien n’est téléphoné, rien n’est vraiment prévisible, on ne peut jamais préjuger de la fin de l’histoire, et, en suivant ce petit gars rafistolé, on y apprend beaucoup, sinon sur soi, du moins sur l’être humain en général. Je n’ai toujours pas vu le film d’animation qui en a été tiré, et j’hésite beaucoup à le voir, maintenant que j’ai lu le livre. J’ai souvent été déçue par les adaptations cinématographiques, et j’ai bien peur que ce soit le cas une nouvelle fois, tant le roman est riche ! J’ai eu l’impression – mais peut-être me suis-je fourvoyée - que le film d’animation était destiné aux enfants ; en ce qui concerne le livre, je ne le mettrais pas entre des mains trop jeunes, ce n’est pas une histoire pour les enfants. Toutefois, je pense que je tâcherai de le regarder, un de ces jours, car je suis vraiment curieuse de savoir ce qu’ils ont pu retranscrire de cette ambiance, de ce poème, de ces enseignements, et j’aimerais beaucoup voir s’ils ont eu le « courage » d’être fidèles au livre. Je ne peux pas (encore) parler du film. Mais, assurément, je ne peux que vous encourager à lire le roman !

1 commentaire:

  1. Je serais tentée de le lire ! ^^ Mais je n'ai plus trop le temps de lire... Il faut absolument que je m'y remette !

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