samedi 19 avril 2014

Barcella aux Trois Baudets, 12/02/2014

Quel grand moment ! Après avoir difficilement ingurgité une première partie d'une froideur qui n'a d'égale que l'apathie des morceaux joués (cet avis concernant la première partie n'engage que moi... ), nous étions mûrs, bien à point pour accueillir notre cher Babar en grande pompe ! Et c'est chauds-bouillants que nous avons enfin vu arriver notre charmant hôte de cette dernière partie de soirée ! Il faut dire qu'après avoir piaffé pendant des semaines, les dernières heures se sont révélées - comme souvent - les plus coriaces !! Nous avons dû patienter 3/4 d'heure sous une pluie battante et un vent décoiffant à cause d'une bête erreur d'horaire d'ouverture de la salle - distraits toutefois, fort heureusement, par un concours de blagues Carambar absolument touchant - ; enfin débarqués dans la salle, nous avons aussi dû essuyer les affres d'une horrible rencontre avec une rabat-joie ; et enfin j'ai dû affronter vaillamment une quinte de toux atroce qui n'en finissait plus, à grands renforts des bouteilles d'eau des amis, que j'ai très égoïstement bues jusqu'à la dernière goutte ! Finalement, heureusement qu'il y avait une première partie, ça m'a laissé le temps de retrouver ma voix pour LE concert de la soirée ! 

http://www.barcella.fr/ Nous y voilà, donc... Le coeur battant. Les yeux écarquillés. Tout notre être en émoi. Enfin, les musiciens débarquent... et Barcella, léger, aérien, s'installe tout en douceur sur la scène pour commencer avec son Insouciance ; il a perdu la sienne, chante-t-il, mais arrive pourtant de ses mots de magicien à nous plonger dans l'insouciance soudaine, facile, évidente, de cette parenthèse enchantée dans notre quotidien trépidant ! Il est comme ça, Barcella. D'une simplicité déconcertante, il parvient à jongler d'une main de maître entre l'émotion vibrante d'une fragilité à fleur de peau, un humour décapant et une pêche délirante. Le contact ne peut que passer. On ne peut pas ne pas l'aimer. Il s'envole d'une chanson à une autre, s'amuse sur scène, mais son plaisir n'est pas égoïste, ça non, il le partage, avec ses musiciens, et avec le public, et son public le lui rend bien. L'ambiance est chaude, les gens ont le sourire aux lèvres et au coeur, les chansons s'enchaînent, entremêlées de bons mots et d'interludes musicaux ou non... Nous le savons, le concert ne durera pas longtemps, c'est un concert chronométré par la Sacem et nous n'avons droit qu'à 50 minutes de Barcella, pas une de plus, alors nous faisons le plein. Nous en prenons plein la vue, plein le coeur, plein les esgourdes comme il le dit, on se réapprovisionne pour se donner le courage d'attendre jusqu'à son prochain concert parisien qui ne sera que fin avril, on s'en fait des provisions plein le coeur pour avoir toujours un petit coin ensoleillé au fond de nous. Quand il présente ses musiciens, on se trouve à faire du déni, on ne veut pas y croire. Présentation des musiciens = bientôt la fin, noooooon, on ne veut pas y croire, non, non, pas déjà, s'il vous plaîîît !!!! ... Le gars qui chronomètre annonce la dernière chanson. On est à fond, attentifs au plus haut point, retenant presque notre respiration, pour profiter de ce moment ténu où tout s'apprête à basculer... puis, surprise, il reste finalement quelques minutes, que Babar et ses zikos utilisent pour nous offrir un dernier morceau acoustique sans micro, nature, brut de décoffrage, franc et sans artifice, que nous avalons à toutes petites gorgées pour repousser au maximum le moment de se séparer... Mais déjà c'est la fin. Une fois de plus, on se remémore ce fameux proverbe chinois : "ne pleure pas parce que c'est fini ; ris parce que c'est arrivé !". On remonte, le sourire aux lèvres, des refrains pleins la tête... Mais, parce que c'est nous et que, pour nous, un concert n'a pas lieu d'être s'il n'y a pas d'après-concert, nous voilà déjà en train de discuter avec les musiciens, si gentils, si adorables... Et puis, une attente qui dure... Babar va-t-il nous faire la joie de quitter les journalistes (?) qui l'entourent pour nous gratifier de sa présence ? Mais oui ! Le voilà ! Il est là ! Et toute sa gentillesse nous enveloppe, et nous voilà tremblantes, bafouillantes, le sourire niais et les yeux pleins de fleurs, en train d'essayer de lui dire des choses intelligentes et de ne trouver qu'à lui dire qu'il est super et qu'on l'adore !!!! On arrive tout de même à retrouver un neurone au fond de notre cerveau et un peu de vocabulaire pour le remercier pour toute cette joie qu'il offre et qui fait tant de bien ! Puis on le laisse tranquille, on ne veut pas être lourdes, quand même... faudrait pas qu'il pense qu'on est folles... On n'est pas folles... Ce soir, on a juste 15 ans !! On repartira avec une joyeuse photo de lui et nous, un visage qui ne sait plus que faire d'autre que sourire, le pas léger, et nous fichant complètement de la pluie qui continue de tomber. Nous, on a le soleil tout partout à l'intérieur ! Merci Barcella !

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